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Historique des papiers peints à Lyon.

C'est à la Chine et au Japon que les Européens ont emprunté l'emploi et la fabrication des papiers peints.

Jadis, dans les demeures princières ou opulentes on se contentait de recouvrir les murs de cuirs gaufrés, de tapisseries ou comme on en voit encore dans les palais et les vieux châteaux.

Cette riche et sévère décoration concordait avec les vastes lits à baldaquins, les meubles sculptés, les bahuts, les buffets et les crédences.

Quant aux pauvres demeures, elles étaient tout au plus ornées d'une couche de plâtre, parfois mélangée d'ocre ou d'autres couleurs.

Aussi lorsque, vers l'an 1555, les Hollandais et les Espagnols rapportèrent de l'Extrême-Orient des échantillons de papiers peints, songea-t-on peu à peu à en faire usage dans l'ornementation des appartements.

C'est, du reste, aux maisons françaises qu’est due la plus grosse part des progrès réalisés.

Sans vouloir remonter plus haut, rappelons le chemin parcouru depuis le XVIIème siècle, époque à laquelle Le François, de Rouen, imagina de recouvrir le papier, imbibé d 'une matière collante, de déchets de laine provenant de la tonte des draps, de là le nom de « tontisses », déchets teints de couleurs diverses, qu' il disposait en dessins ; puis le passage de cette industrie, originaire de Chine, ,en Angleterre ; que ce fut vers 1820 que furent créés les rouleaux de papier sans fin remplaçant le papier en feuilles ; enfin qu'en 1850 apparut l’impression au cylindre, exécution déjà remarquablement réussie à cette époque, puisqu'on obtenait 6 à 8, voire 15 et même 20 couleurs différentes.

En 1875, on comptait, à Paris ou dans la banlieue, une trentaine de fabriques, puis Lyon vit également surgir quelques établissements assez importants, dont certainement, plusieurs de nos lecteurs ont dû conserver le souvenir.

Il y avait une fabrique de papiers à Sainte-Foy-lès-Lyon, puis la Maison RICARD, à la Quarantaine, successivement THIBAUDIER et G. FAIST et C°. La Maison PIGNET-PAILLARD à Saint-Genis-Laval, dont le genre était, en outre le décor.

Voici, d 'ailleurs, comme historique, quelques noms de ses collections : Les Moissons (en 32 lès) ; le Chemin de fer de Lyon-Saint-Etienne, dont on voit encore quelques vues dans un café de Saint-Genis ; les forts militaires, le pont d’Arcole guerres du premier Empire, campagnes d'Afrique, prise d 'Alger, Paris, Londres et Rome (1852), dont une collection en sépia existe encore à Lentilly, décorant un vestibule de la villa des Charmilles ; une autre collection en grisaille fut vendue en 1907, à Paris, à un grand marchand Collectionneur. Scènes romaines, la découverte de l'Amérique, en coloris ; un grand décor, aussi en coloris, toujours imprimé à la planche, formant quatre panneaux de quatre lès chacun, représentant le « Départ des Croisades », « Marché d'esclaves », « Danse devant le Sultan » et le cinquième acte des « Huguenots ». Cette collection fut vendue en 1910 en Amérique. D'autres manufactures s'établirent : à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, Maison PELLETIER ; Maison MOURRETON-PERRIN, à SansSouci ; VINDRY-LAFOY, aux Brotteaux; GRAILLIER-BOUCHE, rue Chabrol, à la Guillotière DUPERRAY, à Vassieux, puis quelques marchands locaux, comme LIVET, FRIZE, qui fabriquaient pour leur propre vente ; enfin, des peintres en faux-bois, marbres, qui ont disparu avec la décoration nouvelle, tels les noms de GIRARD, BOUCHY, etc., etc.

Aujourd'hui, nous sommes parvenus à un degré de perfection que rendent plus sensible que jamais les exigences de la consommation. Il n 'est, pour ainsi dire, plus de particulier qui accepte, d'emblée, lors d'une installation si modeste soit- elle, une disposition, un motif qui ne le satisfasse pleinement. Si bien que les collections contemporaines ont forcément acquis une surprenante variété. De leur côté ,les reproductions de styles passés, auxquelles le goût de nos compatriotes sait laisser toute leur saveur originelle , charment autant par le respect de la ligne traditionnelle que par l'exécution scrupuleuse.